François Villon (2)

Publié le par Fanyoun







A la fin  de 1461 et au début de 1462,  il se tient près de Paris et achève alors son Testament (clin d'oeil en passant à
Jef, Cf le commentaire dans François Villon (1) ) où il dresse l'amer bilan de son existence avant d'adopter progressivement le ton du sarcasme, du cynisme et de la bouffonerie. Rentré dans sa ville natale pendant l'été 1462, il n'en a pas fini avec les disgrâces de son destin : emprisonné pour vol en novembre et libéré peu après, il est encore arrêté à la suite d'une rixe  à laquelle il n'avait pris qu'une part modeste. Il n'en fut pas moins condamné à être pendu et étranglé par sentence du Châtelet. C'est dans l'attente du gibet qu'il composa La Ballade des Pendus.



Par bonheur, malgré les railleries de son geôlier, il avait fait appel à la sentence de la sentence. Elle fut cassée par un arrêt du Parlement en date du 5 janvier 1463. Mais il se trouvait banni pour dix année  "de la ville, prévôté et viconté de Paris". Après quoi, on ne sait plus rien d'assuré de lui. Un silhouette qui décroit jusqu'à effacer sur le chemin de l'exil, un jour d'hiver, telle est la dernière image que l'on peut former de Villon.

A suivre pour ses thèmes poétiques et sa maîtrise du langage...

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